L’antibiorésistance, un enjeu de santé publique critique et planétaire

Avec au moins 700 000 décès chaque année dans le monde des suites d’infections bactériennes résistantes1, la lutte contre l’antibiorésistance est une des priorités majeures de l’OMS. En l’absence de solution thérapeutique efficace, la résistance aux antibiotiques pourrait être responsable de 10 millions de morts par an d'ici 20502.

Face à cette situation alarmante, le développement de traitements alternatifs, tels que la phagothérapie, est devenu une priorité absolue, d’autant plus que, depuis 1982, aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été approuvée3.

La phagothérapie : une solution prometteuse pour traiter les infections résistantes

La phagothérapie, traitement des infections bactériennes résistantes par les phages, se profile comme une solution prometteuse au problème d’antibiorésistance. Les phages sont des virus naturels qui ciblent exclusivement des bactéries cibles et qui sont totalement inoffensifs pour les humains. Chaque phage cible une espèce bactérienne précise pour y injecter son ADN, s’y reproduire, puis détruire la bactérie en libérant de nouveaux phages et répliquer cette opération jusqu’à la disparition des bactéries.

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La phagothérapie de précision de Pherecydes : une approche innovante de médecine personnalisée

L’approche innovante de Pherecydes permet de « screener » et caractériser de grandes quantités de phages pour n’en sélectionner que les plus performants sur des souches bactériennes d’intérêt. Les phages les plus efficaces sont ensuite isolés, caractérisés, testés puis produits dans des conditions contrôlées.

Un portefeuille de produits diversifié et protégé par des brevets internationaux

Pherecydes Pharma a sélectionné comme cibles prioritaires de ses phages trois bactéries considérées par l’OMS comme les plus dangereuses et notamment responsables d’infections graves :

  • Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), que Pherecydes cible dans un premier temps dans deux indications, les infections ostéo-articulaires sur prothèses et l'infection de l’ulcère du pied diabétique ;
  • Pseudomonas aeruginosa, initialement dans la pneumonie associée à la ventilation et la pneumonie associée à la mucoviscidose ;
  • Escherichia coli, d’abord dans les infections urinaires compliquées avant d’autres indications.

Ces trois bactéries sont responsables à elles seules de plus des deux tiers des infections nosocomiales résistantes dans les pays industrialisés4 et représentent un coût de 5 Mds $ en Europe et aux Etats-Unis5.

Pour protéger ses actifs, Pherecydes mène une politique de propriété intellectuelle volontariste qui couvre les phages, leurs variants et toutes les associations incluant au moins un (ou deux) de ses phages.

Pherecydes bénéficie de résultats prometteurs observés chez l’homme dans le cadre de traitements compassionnels

Pherecydes a pu appliquer avec succès son approche de phagothérapie de précision dans le cadre de traitements compassionnels sous la supervision de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). A ce jour, 22 patients ont reçu des traitements avec les phages de Pherecydes au sein de centres hospitaliers français reconnus. Plus de 7 indications différentes ont été traitées avec les phages anti-Staphylococcus aureus et anti-Pseudomonas aeruginosa, dont une majorité d’infections ostéo-articulaires sur prothèse de hanche ou de genou. Les excellents résultats observés chez les patients traités dans ce cadre ont fait l’objet de plusieurs publications scientifiques et/ou présentations dans des congrès internationaux, la plus récente publication étant dans la revue scientifique Frontiers in Medicine en novembre dernier6.

Une stratégie de développement grandement « dérisquée », basée sur le choix des indications prioritaires, le succès des traitements compassionnels et la technique de Phagogramme

Pherecydes Pharma envisage de déployer sa stratégie autour de trois axes prioritaires :

    1. Développement clinique de ses phages dans les indications les plus critiques : Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli. 
    2. Mise à disposition des phages dans le cadre des ATU, délivrées par l’ANSM pour permettre à certaines catégories de malades en France d'utiliser des médicaments n'ayant pas encore reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM).
    3. Développement du Phagogramme 2.0, qui permet de tester la sensibilité de la souche bactérienne d’un patient à plusieurs phages, pour augmenter la rapidité, la fiabilité, la reproductibilité et la sensibilité des tests réalisés.

1 https://amr-review.org/
2 Rapport de Jim O'Neill, 2016
3 Carb-X https://carb-x.org/about/global-threat
4 Opatowski M - Hospitalisations with infections related to antimicrobial-resistant bacteria from the French nationwide hospital discharge database, 2016
5 Hôpital et ville - CDC (Centers for disease Control and Prevention) – Antibiotic Resistance Threats in the US ; https://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/surveillance-antimicrobial-resistance-Europe-2019.pdf
6 https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmed.2020.570572/full